Peintures
Maximilien de Meuron, Vue de Rome moderne, 1816
Histoire

L'origine de la collection de peinture remonte à 1816 lorsque Maximilien de Meuron (1785-1868), artiste issu d'une famille aristocratique neuchâteloise, offre à la Ville de Neuchâtel deux grandes vues de Rome peintes lors de son séjour en Italie. Ces vues de Rome, ancienne et moderne, portent toujours les numéros 1 et 2 du catalogue des peintures. A ce premier noyau viennent s'ajouter, au fil des années, d'importantes acquisitions, notamment de Jean-François de Troy, Alexandre Calame et Léopold Robert.

Léopold Robert, Jeune fille de Sorrente avec un tambourin, 1824 (détail)

En 1842, Maximilien de Meuron fonde la Société des Amis des Arts de Neuchâtel dont le rayonnement (expositions bisannuelles, loterie) va jouer un rôle déterminant dans l'accroissement de la collection. Cet enrichissement est également soutenu, durant tout le 19e siècle, par le mécénat très actif des grandes familles neuchâteloises. Ces dons généreux, associés aux achats du Musée, permettent de constituer un bel ensemble d'art, à cette époque essentiellement français, suisse et neuchâtelois. A titre d'exemple, citons Eugène Isabey, Albert Anker, François Bocion, François Diday, Jean-Pierre de Saint-Ours, Léon Berthoud, Karl Girardet, Maximilien et Albert de Meuron, Edmond de Pury).

De 1816 à 1884, avant l'existence du bâtiment du musée, la collection est logée successivement à l'Hôtel de Ville, au Collège latin (1840), au Collège des Terreaux (1856) et finalement à l'Hôtel DuPeyrou (1860). Sa gestion est d'abord assurée par Maximilien de Meuron, puis, dès 1868, par la « Commission du Musée de Peinture ».

 

Gérard Schneider, Composition Opus 85 C, 1958
Développement

Au 20e siècle, la politique d'acquisition pratiquée par les différents conservateurs témoigne d'une ouverture plus large encore. Entre figuration (Kees Van Dongen, Cuno Amiet, Ferdinand Hodler, Jean-Bloé Niestlé, Grégoire Müller) et abstraction (Gérard Schneider, Gianfredo Camesi, Claude Loewer, Olivier Mosset), la ligne désormais suivie se veut non seulement régionale et nationale, mais aussi internationale, la collection s'ouvrant ainsi à l'art européen, russe et américain.

Claude Monet, La barque atelier, 1876
Les grandes donations

Plusieurs grandes donations s'échelonnent entre les 20e et 21e siècles. 

En 1979, le prestigieux legs Yvan et Hélène Amez-Droz offre au Musée un lot exceptionnel d'oeuvres françaises, pour la plupart impressionnistes et du début du 20e siècle. Ce fleuron de la collection rassemble, entre autre, Gustave Courbet, Claude Monet, Camille Pissarro, Pierre-Auguste Renoir, Alfred Sisley, Albert Marquet, Maurice de Vlaminck. 

Peu après, la Donation Uhler (1984-1985, peintres de la Réalité poétique, notamment Maurice Brianchon, Roland Oudot), la Donation Golay (1985-1989, art suisse), la Donation Suter (1987-1988, art neuchâtelois), la Donation Weissberg (1992, art russe) et la Donation Lombard (2000, art neuchâtelois) élargissent les champs thématiques et stylistiques de la collection. Enfin, la très riche Donation Jeunet (2000), qui est complétée chaque année par de nouveaux ajouts, couvre, à travers plusieurs centaines de pièces, plus d'un demi-siècle d'art contemporain, lyrique et géométrique, national et international.

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