Plus c'est grand plus c'est beau ? - Aspects de la collection des arts plastiques

Dans deux des grandes salles d'exposition du premier étage, un choix de grands formats de la collection est présenté sous forme d’un dialogue entre le 19e siècle et l'art d’aujourd'hui.

La première salle (19e siècle/début du 20e siècle) met en scène les grandes compositions romantiques ou postromantiques d’Alexandre Calame ou de Léo-Paul Robert, entre autres, alors que la deuxième salle répond avec des œuvres réalisées un siècle plus tard (fin du 20e/début du 21e siècle), où le grand format n'est plus au service de la représentation du monde extérieur en tant que tel.

La fascination du grand est vieille comme le monde. Dans le monde de l'art, la différence entre le grand tableau qui tient en haleine une paroi et même l'espace entier d'une grande salle d'un musée et celui, plus petit, qui décore la chambre de l'amateur cultivé, est-elle relative ou essentielle ? Le grand format ne se soumet pas au spectateur qui le regarde. Par sa taille et par son échelle de représentation, il est au contraire son égal ou son supérieur. Il revêt ainsi un caractère public et ne s'adresse pas au spectateur privé, dans son intimité, mais bien au visiteur d'une institution collective vouée à l'art.

Cette exposition est dédiée à Ueli et Susi Berger. Ueli Berger est décédé en novembre 2008. Six mois avant, il avait offert son Arc au musée, un ensemble qu'il avait créé pour la grande exposition au Musée d'art et d'histoire de Neuchâtel en 1993 (en partenariat avec le CentrePasquArt de Bienne). Cette œuvre était alors accrochée exactement au même endroit qu'aujourd'hui.

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