Le Maître à l’œillet et le cimier: une confrontation

Le Maître à l’œillet

Le Couronnement de la Vierge, vers 1500
tempéra sur toile marouflée sur bois, 136 x 136 cm
Selon une hypothèse plausible, ce tableau a été réalisé pour une des chapelle latérales de la Collégiale de Neuchâtel et commandité par Jaques Valois, chapelain et chantre du chapitre de Notre-Dame de Neuchâtel à la fin du 15e siècle. Il est représenté en bas à gauche et pourvu d’un blason avec les initiales J.V.C. Le Couronnement aurait pu être amené ensuite au Landeron au moment où Neuchâtel passa à la Réforme (1530). Toujours conservé à l’Hôtel de Ville de ce lieu à la fin du 19e siècle, il fut transféré comme dépôt au Musée historique de Neuchâtel en 1907, restauré une première fois en 1910 au Musée national de Zürich et une deuxième fois entre 1978 et 78 par l’Institut royal du patrimoine artistique de Bruxelles.

Les œillets représentés au bas du tableau ont donné son nom à l’artiste resté inconnu à ce jour. Cependant, nous ne savons pas s’il faut effectivement considérer ces œillets comme une signature, une appartenance de l’artiste à un atelier ou si cette fleur, qu’on retrouve sur une trentaine d’œuvres réalisées entre 1480 et 1510 environ, est simplement un symbole ou autre signe distinctif.
Dépôt de la Commune du Landeron
AP 796

Casque avec cimier

Sculpture en pierre polychromée
Trouvé en 1845 dans les sous-sols d’une maison sise à la Rue des Moulins 15 à Neuchâtel
Milieu XIVe siècle
Don, 1909, Ch. Petremand
Le casque est présenté ici en «campagne d’analyse». Les sondages ont mis en évidence plusieurs couches sous-jacentes de peinture, visibles sur la nuque du cimier. La couche au manteau rouge date du XIXe siècle, celle au manteau vert du XIVe siècle.

Dans l’état actuel des recherches, rien ne nous permet de relier cette sculpture au Cénotaphe de la Collégiale de Neuchâtel. Les fouilles prochaines du bâtiment éclaireront peut-être sur sa provenance et sa destination première.