Avocat et docteur en droit, Philippe Currat a consacré sa thèse aux crimes contre l’humanité et œuvre depuis plus de vingt ans au renforcement des capacités judiciaires dans des contextes de conflits armés et de terrorisme.
La conférence s’appuie sur la notion d’« émancipation des dissonances », empruntée à Arnold Schönberg, et sur son œuvre A Survivor from Warsaw (1947), pour interroger la construction de la mémoire des génocides. Elle soulève les enjeux éthiques liés à la représentation de la violence extrême et pose la question de la manière de parler des génocides, d’en représenter la nature et les conséquences, les victimes ou les auteurs.
